Une banale péripétie politique sous la 5ème République :

l’appel de 72 élus locaux de droite ralliant le MACRONISME

par Louis SAISI

Faut-il s’étonner du ralliement de 72 élus locaux de droite au MACRONISME qui n’est qu’une énième réédition des usages et pratiques des partis politiques sous la 5ème République depuis sa fondation ?  

On nous le pardonnera, mais un rappel historique, même rapide, s’impose…

Depuis les travaux de l’historien et politiste René RÉMOND sur les droites en France (1954, 1963, 1982, 2005), l’on sait que les droites sont distinctes mais que le gaullisme les a fédérées et réunies dans le parti de soutien au chef devenant Président de la République.

C’est ainsi que les droites – bonapartiste, légitimiste et orléaniste – ont été absorbées, dès 1958, dans l’Union pour la Nouvelle République (UNR) fondé le 1er octobre 1958. Le terme UNR vient du fait qu’un peu avant, par le référendum du 28 septembre 1958, le peuple français avait massivement adopté la Constitution de la “nouvelle République”, la 5ème République [1].

I/ Le Parti gaulliste, parti constitué autour d’un chef prestigieux, fédérant les droites

L’UNR – Union pour la Nouvelle République – fut fondé sur les décombres du Rassemblement du peuple français (RPF) qui avait été créé et présidé par Charles de GAULLE le 14 avril 1947 afin de mettre en œuvre son programme politique exposé dans le fameux discours de Bayeux (16 juin 1946). Il s’agissait de lutter contre le régime « exclusif » des partis, de s’opposer à l’avancée du communisme et de promouvoir une nouvelle réforme constitutionnelle comportant un pouvoir exécutif fort composé indépendamment du Parlement.  L’UNR regroupait des adhérents venus de plusieurs mouvements, majoritairement de droite (favorables à un ordre constitutionnel fort, un ordre social stable et rigide, etc.), autour de la personne du général de GAULLE car celui-ci ne voulait pas rééditer la courte expérience négative du RPR (1947-1955) en se mettant lui-même à la tête d’un parti politique en le présidant.

Mais lors des élections législatives des 23 et 30 novembre 1958, bien qu’obtenant plus de 34% des suffrages exprimés au 2ème tour, avec 189 députés, l’UNR dut faire alliance avec des forces du centre droit (CNIP [2] : 132 élus) du centre-gauche (MRP [3] : 57 élus) et du ralliement d’une partie de la gauche radicale ou divers gauche pour bâtir une majorité parlementaire réunissant la majorité absolue nécessaire à la stabilité politique du Gouvernement en place. C’est ainsi qu’autour de Michel DEBRÉ, Premier Ministre du général de Gaulle, du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962, dans sa formation, le gouvernement était politiquement stabilisé par la présence de deux Ministres d’Etat appartenant aux formations politiques alliées à l’UNR, à savoir un Ministre d’Etat MRP (Robert LECOURT) et un Ministre d’Etat appartenant au CNIP (Louis JACQUINOT). Outre des Ministres dits « sans étiquette », le Gouvernement comptait 8 ministres et secrétaires d’Etat UNR, 5 Ministres MRP (dont Pierre SUDREAU, Robert BURON et Joseph FONTANET), 5 Ministres et secrétaires d’Etat CNIP (dont Antoine PINAY, Ministre des Finances et des Affaires économiques et son secrétaire d’Etat aux Finances Valéry GISCARD D’ESTAING), deux Ministres dits de « centre gauche » : le radical Jean BERTHOIN au Ministère de l’Intérieur et le « divers gauche » André BOULLOCHE au Ministère de l’Éducation Nationale.

Cette coalition de l’UNR, du CNIP et du MRP, si elle pouvait donner un résultat arithmétique sur le papier, demeurait néanmoins politiquement fragile comme allait le prouver le vote, dans la nuit du 4 au 5 octobre 1962, d’une motion de censure fatale au nouveau Premier Ministre G. POMPIDOU qui avait succédé à Michel DEBRÉ le 14 avril 1962.

En effet, Georges POMPIDOU, alors Premier Ministre, avait permis au général de GAULLE d’utiliser, lors du référendum du 28 octobre 1962, l’article 11 de la Constitution pour réviser celle-ci en instituant l’élection du Président de la République au suffrage universel. Cela brisa ainsi l’obstacle qu’aurait constitué l’opposition incontournable du Sénat à une telle révision si l’on avait eu recours au mécanisme normal de révision constitutionnelle prévue par l’article 89 de la Constitution car le Sénat devait alors voter la révision parallèlement au vote de l’Assemblée nationale avant soumission du texte soit directement au peuple soit au Congrès (Assemblée nationale et Sénat) réuni à Versailles. La motion de censure fut adoptée le 5 octobre 1962 par l’Assemblée nationale et le premier Gouvernement éphémère (14 avril 1962-28 novembre 1962) de Georges POMPIDOU fut renversé. L’Assemblée nationale fut dissoute le 9 octobre 1962 et de nouvelles élections législatives furent organisées les 18 et 25 novembre 1962. 

Le parti UNR changea de dénomination en 1962 en devenant l’Union pour la nouvelle République-Union démocratique du travail (UNR-UDT).

Cette nouvelle dénomination traduisait la volonté de faire une place à l’Union démocratique du Travail, parti politique fondé en 1959 qui constituait le rassemblement historique des gaullistes dits de gauche (René CAPITANT, Léo HAMON, Louis VALLON, Pierre DABEZIES, Philippe DECHARTRE, etc.) au début de la Ve République [4]. L’UDT regroupait, à l’origine, des militants partisans de l’indépendance de l’Algérie qui étaient également progressistes sur les questions économiques et sociales par rapport au mouvement gaulliste majoritaire, l’UNR, beaucoup plus conservateur.

Le parti UNR, puis UNR-UDT visait à soutenir l’action du général de GAULLE, revenu au pouvoir à l’issue de la crise de mai 1958. Il remporta les élections législatives de 1958, de 1962 et de 1967.

Mais, en même temps, après les nouvelles élections législatives des 18 et 25 novembre 1962, avec 32 % des suffrages exprimés, l’UNR-UDT n’obtint que 233 députés sur 482, soit légèrement moins que la majorité absolue. Ce sont donc les 35 députés du groupe des Républicains indépendants (RI) qui feront l’appoint,  ce qui allait affaiblir l’aile gauche et minoritaire du parti gaulliste et se traduire également, de 1962 à 1966, par l’accès de Valéry GISCARD D’ESTAING – qui avait fait campagne pour le “oui” au référendum du 28 octobre 1962 relatif à l’élection du Président de la République au suffrage universel [5] – comme Ministre des Finances et des Affaires économiques dans le second gouvernement de G. POMPIDOU (à nouveau nommé Premier Ministre), ce qui marqua, pour lui une promotion car, de 1959 à 1962, comme on l’a vu, il avait été était secrétaire d’État aux Finances dans le gouvernement de Michel DEBRE. 

II/ L’évolution du Parti gaulliste, pilier des institutions de la Vème République et faisant allégeance à la personne du Chef DE L’ETAT

Fin 1967, la formation gaulliste devint l’Union des démocrates pour la Cinquième République (UD-Ve).

Jusqu’en 1967, l’UNR-UDT se présentait comme un parti de cadres, peu structuré, et sans ligne politique autonome par rapport à l’Exécutif, ce qui s’expliquait, en partie, par le fait que ses instances dirigeantes étaient composées des ministres du gouvernement et de quelques figures parlementaires. À l’Assemblée, ses députés se bornaient à voter les lois élaborées par le gouvernement, ce qui valut à l’UNR le surnom de parti de « godillots » du général de Gaulle. À sa base, l’UNR ne s’activait que lors des élections législatives.

Aux élections de 1967, ses candidats se présentèrent et furent élus sous l’étiquette « Union des démocrates pour la Ve République » (UD-Ve), et avec 31,4 % des suffrages, ils obtinrent 200 députés (sur 486). Il leur fallut donc à nouveau l’appoint de 42 députés appartenant au groupe des républicains indépendants et de quelques non-inscrits pour être majoritaires.

Le siège du parti gaulliste, sous ses différentes appellations, se situait au 123, rue de Lille (7e arrondissement de Paris). La feuille de chou du parti était La Lettre de la nation, magazine au tirage assez limité [6], créé lors de la nomination de Georges POMPIDOU comme Premier Ministre en 1962. Mais, fin 1969 – début 1970, Georges POMPIDOU, alors président de la République, demanda à Pierre CHARPY, journaliste à France-Soir, qui était un de ses proches, de reprendre la direction du journal, ce qu’il fit jusqu’à sa mort en 1989. La Lettre de la Nation lui survécut encore un peu de temps, avec Georges BROUSSINE qui en devint, l’éditorialiste jusqu’à sa cessation, en juillet 1997, avec la rénovation du parti gaulliste entreprise alors par Philippe SEGUIN lors de son accès à la présidence du RPR.

Ensuite, les partis présidentiels de droite réputés « gaullistes » prirent des noms et sigles différents – RPR, UMP, LR – en invoquant une filiation et une continuité « gaulliste », même si ce label fut parfois contesté par quelques dissidents.

III/ La contagion à gauche d’un parti constitué autour d’un Chef en vue de la conquête du pouvoir…

En réplique, François MITTERRAND, pour accéder au pouvoir, avait compris qu’il lui fallait fédérer « les gauches » dans un grand parti politique de gauche. Ce fut le PS du congrès d’ÉPINAY, réuni du 11 au 13 juin  1971, qui entreprit une alliance avec le PCF qui devait aboutir à l’élaboration d’un « programme commun de gouvernement » adopté par ces deux partis le 27 juin 1972 et, moins de 10 ans plus tard,  à la victoire de mai 1981.

A partir d’Epinay puis du programme commun de gouvernement, et en dépit de leur tradition démocratique et de leur attachement à la République, le PS et la Gauche se donnèrent à leur tour un Chef pour participer à la compétition présidentielle élyséenne… Depuis, au sein du PS, ces dispositions célébrant le culte du Chef allèrent en s’aggravant avec l’adoption de “primaires” à l’américaine pour désigner son champion jusqu’à l’éclatement du PS lui-même à la faveur des fatales “primaires” de 2017 où la quasi totalité des perdants refusèrent de reconnaître le vainqueur et de leur apporter leur soutien… 

La gauche, dans le cadre du Programme commun de Gouvernement [7], avait projeté de modifier certains aspects des institutions de la 5ème République (suppression de l’article 16, limitation du « vote bloqué », instauration du scrutin proportionnel aux “Législatives” et aux “Régionales”) mais sans oser remettre en cause l’essentiel de la dérive monarchique du régime, à savoir l’élection du Président de la République au suffrage universel qui structure toute la vie politique française, mais seulement en proposant de limiter la durée du mandat présidentiel à 5 ans. MITTERRAND, son leader et chef, avait été l’opposant le plus farouche du général de Gaulle n’hésitant pas à dénoncer l’exercice du « pouvoir personnel » de celui-ci et son recours au « coup d’Etat permanent » [8]… Mais une fois au pouvoir, le PS laissa subsister l’article 16, et François MITTERRAND revêtit les habits du général de GAULLE en adoptant une manière, froide, distante et souvent hautaine, dans l’exercice de la totalité des pouvoirs du Président de la République…

 IV/ La mutation du « Centre-droit » (droite non gaulliste) en parti de gouvernement autour du Président GISCARD d’ESTAING EN 1978…

Si René RÉMOND admit en 2005 que la droite « légitimiste » ou « contre-révolutionnaire » avait pratiquement disparu, il restait toujours, selon lui, deux droites : l’une d’inspiration autoritaire (bonapartiste) dont le gaullisme, dans ses accents césariens et plébiscitaires, était l’héritier, l’autre, d’inspiration dite « libérale », plus attachée aux mécanismes de la représentation (au lieu du référendum) et au régime parlementaire

Avec l’avènement des institutions de la 5ème République, le regroupement des droites peut se faire soit au moment de l’élection du Président, soit après, pour constituer, dans les deux cas, le parti majoritaire présidentiel dont la seule raison d’être est d’apporter son soutien mécanique et inconditionnel au Président en exercice.

A priori les notions de « parti de gouvernement » ou de « majorité présidentielle » étaient assez étrangères aux partis libéraux ou libéraux-sociaux du Centre-droit qui baignaient dans une tradition d’autonomie identitaire à cause de leur socle historique et de leur mode de constitution : droite classique libérale conservatrice ; droite chrétienne sociale (centre des démocrates sociaux) ; centristes radicaux laïques (ex radicaux valoisiens). Par ailleurs, comme on l’a dit, ces partis étaient assez attachés aux mécanismes du régime parlementaire. Mais ces partis avaient un problème d’identité collective face au puissant parti unitaire gaulliste qui les faisait souvent désigner comme une droite « non gaulliste » ou, pire encore, une « droite molle », indécise, complexée…

Le président V. GISCARD d’ESTAING – après sa victoire aux présidentielles des 5 et 19 mai 1974, à la suite de la mort du président G. POMPIDOU (2 avril 1974) – dut donc se résoudre à fédérer à son tour les droites, mais cette fois autour d’un môle libéral :  l’Union pour la Démocratie Française (UDF). Le nom de l’UDF provient du titre du livre de Valéry GISCARD D’ESTAING, Démocratie française, vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. L’UDF fut fondée en 1978 par M. PONIATOWSKI (Parti Républicain de Centre-droit), fidèle lieutenant de GISCARD D’ESTAING, J. LECANUET (démocratie chrétienne) et J-J. SERVAN SCHREIBER (aile laïque constituée par le parti radical dit « valoisien ») pour aider le président GISCARD D’ESTAING à disposer d’un parti le soutenant en vue des élections législatives de mars 1978 qui s’annonçaient mal face aux progrès de la gauche et aux exigences de l’allié gaulliste RPR fondé en 1976 par Jacques CHIRAC…

Ainsi au 1er tour des élections législatives des 12 et 19 mars 1978, l’UDF, avec 21,37% des suffrages exprimés, fit jeu presqu’égal avec le parti gaulliste (RPR) qui obtint 22,52% des suffrages exprimés.

À l’issue du second tour, le rééquilibrage des forces à droite est très net au profit de la nébuleuse UDF. En effet, les différentes composantes de l’UDF obtinrent 137 députés talonnant le RPR qui les devançait avec 150 députés. C’est dire que la stratégie de regroupement des forces se réclamant du « parti présidentiel » fut payante…

V/ La recherche d’une majorité élargie par le président Emmanuel MACRON… LE RETOUR A L’ORDRE DES CHOSES SOUS LA 5ème REPUBLIQUE

Le candidat Emmanuel MACRON – qui n’avait pas le soutien de l’un des grands partis traditionnels de droite, mais qui fut l’auteur, contre toute attente, d’une forme de rapt de la présidence de la République aux dépens de tous les anciens partis présidentiels et de gouvernement (PS et gaullistes) – doit faire aujourd’hui ce que fit GISCARD lui-même en 1978 qui dut élargir sa majorité : fédérer autour de sa personne et de son projet économique libéral les droites dites « libérales » qui n’hésitent jamais à apporter leur caution solidaire au pouvoir en place, même lorsqu’il se durcit en termes de libertés publiques et s’éloigne des aspirations populaires.

Les 72 élus marquant leur ralliement au président MACRON ne font que s’inscrire dans ce « jeu du pouvoir » dont le bénéficiaire, sinon le grand orchestrateur, est toujours l’ÉLYSÉE et sa Cour… et dans lequel excellent les « opportunistes » de tous poils qui volent toujours au secours de la victoire… et sont soucieux de conserver leur « place » d’élu local ou national, lorsqu’ils en ont une, ou, s’ils n’en ont pas, cherchant à obtenir une investiture pour en gagner une…

Mais une telle dérive trouve sa source dans la question centrale et trop souvent taboue pour certains : celle de l’élection au suffrage universel du Président de la République – et aussi de ses pouvoirs exorbitants – qui est devenue, de manière aberrante et quasi infantile, l’axe central de toute la vie politique française…

En effet, comme on l’a vu, l’élection du Président de la République au suffrage universel pousse inévitablement les forces politiques à faire allégeance à un chef et à se regrouper autour de lui, soit avant la conquête du pouvoir, soit après, pour le partage du pouvoir, ce qui est un jeu mortifère pour la démocratie, la bataille des idées et la République qui ne saurait se confondre avec le culte du chef dans lequel nous nous sommes enlisés depuis plus de 60 ans…

Louis SAISI

Paris, le 11 juin 2019

NOTES

[1] Le texte de la Constitution de 1958 est approuvé par près de 80% des votants métropolitains (avec seulement 15% d’abstentions).

[2] CNIP = Centre National des Indépendants et paysans

[3] MRP = Mouvement Républicain populaire (d’inspiration chrétienne) ;

[4] Les fondateurs du courant « gaullistes de gauche » sont pour la plupart des anciens socialistes, radicaux et autres sociaux-démocrates de la France libre et de la Résistance,. Ils représentent une minorité réformiste au sein des mouvements gaullistes des différentes époques. Remettant en cause le capitalisme, ils préconisent l’ouverture d’une « troisième voie », fondamentalement sociale, par l’association du capital et du travail et la « participation » à la marche de l’entreprise (système de cogestion par la participation des travailleurs aux décisions la concernant) ainsi qu’aux fruits de son expansion. Ils se présentent comme les héritiers du christianisme social et des idées de Charles FOURIER (1772-1837) car ils estiment que la lutte des classes doit être surmontée et dépassée pour garantir l’unité et l’indépendance nationales. Dans cet esprit, l’ingénieur Marcel LOICHOT développera la théorie du “pancapitalisme” qui consiste en une large et mécanique distribution d’actions aux travailleurs en fonction de l’expansion de leur outil de production. Les « gaullistes de gauche » n’ont plus, actuellement, de formation politique propre et sont dispersés dans des petits partis politiques tels que le MRC (Chevènement) et “Debout la France” (Nicolas Dupont-Aignan), prenant dans ces deux formations le nom de « gaullistes sociaux ».

[5] Au référendum du 28 octobre 1962 relatif à l’élection du Président de la République au suffrage universel, le « oui » recueillit 62,25 % des suffrages exprimés.

[6] La “Lettre de la Nation” était tirée à 4 000 exemplaires 4 fois par semaine.

[7] Le « Programme commun de gouvernement » fut un programme de réformes politiques et sociales, adopté le 27 juin 1972 par le Parti socialiste, le Parti communiste français et certains radicaux, dont Robert Fabre qui signa le document au nom des « radicaux de gauche ». Le document qui fut igné le 12 juillet 1972, à l’hôtel Continental, par ces trois organisations, prévoyait un grand bouleversement dans les domaines économique (nationalisations), politique et militaire en France. En 1983, le tournant de la rigueur mit en berne son contenu et le PS abandonna son aspiration originelle à « changer la vie ». Lors des élections législatives de 1986, le Président François MITTERRAND fut contraint à une première cohabitation avec la Droite qui remporta les élections.

[8] François MITTERRAND : Le Coup d’État permanent, essai  publié par l’éditeur Plon, en 1964, pendant la présidence du général de GAULLE.

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